Enfants prématurés : amélioration de la survie et de la santé

Enfants prématurés : amélioration de la survie et de la santé

Selon l’enquête EPIPAGE-2 de 2011, la condition des enfants prématurés a fortement évolué depuis 1997. En effet, ces enfants nés entre 22 et 34 semaines de grossesse ont été plus nombreux en 2011 à survivre mais aussi à grandir sans séquelles. Le blog La vie facile avec mon enfant vous dévoile les résultats de cette étude.

Qu’est-ce qu’un enfant prématuré ?

Reprenons tout d’abord les bases avant d’étudier les résultats de l’enquête EPIPAGE-2. Un enfant prématuré est un enfant qui naît avant le terme annoncé de la grossesse. Cette dernière dure normalement 38 semaines ou 48 semaines aménorrhées. On distingue trois sortes de prématurés :

  • Les très grands prématurés : nés entre 22 et 26 semaines aménorrhées
  • Les grands prématurés : nés entre 27 et 31 semaines aménorrhées
  • Les prématurés modérés : nés entre 32 et 34 semaines aménorrhées

Une enquête sur 5 500 enfants prématurés

L’enquête menée par l’équipe de recherche en épidémiologie obstétricale, périnatale et pédiatrique et le Centre de Recherche Epidémiologique et Statistique Sorbonne Paris Cité (le CRESS) a comparé les enfants prématurés nés en 1997 et ceux nés en 2011. L’objectif était de déterminer, d’une part, le taux de survie et, d’autre part, le développement global de ces enfants à 2 ans. Et il s’avère que les résultats sont encourageants puisque, en 2011, 52% des enfants prématurés nés entre 22 et 26 semaines de grossesse ont survécu. Ce chiffre atteint 93% pour ceux nés entre 27 et 31 semaines et 99% pour les prématurés modérés. Le taux de paralysie cérébrale était respectivement de 7%, 4% et 1%. Entre 1997 et 2011, le taux de paralysie cérébrale, toujours selon l’enquête EPIPAGE-2, a baissé de 50%.

Pourquoi une telle étude ?

Si cette enquête a été réalisée, il ne s’agit pas ici d’apporter simplement des statistiques mais de comprendre dans quelle mesure il est possible d’augmenter les chances de survie des prématurés et de s’assurer que leurs fonctions cérébrales sont moins altérées. Pour cela, il est important de faire évoluer l’organisation des soins des enfants prématurés notamment en délivrant des questionnaires parentaux. Les parents peuvent ainsi aider les médecins à déterminer si l’enfant présente des déficits du développement et nécessite une prise en charge afin d’améliorer sa santé future. En revanche, si la situation s’est globalement améliorée, force est de constater que le taux de survie des enfants nés au bout de 24 semaines de grossesse n’avait pas évolué favorablement et que les résultats sont plus faibles que chez certains de nos voisins européens, notamment en raison d’une moins bonne prise en charge en salle de naissance.

Si la progression réalisée ces 20 dernières années sur les prématurés est indéniable, il reste des efforts conséquents à faire sur la prise en charge : 60% des enfants ne bénéficient pas d’une prise en charge optimale.

 

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