Mon enfant a peur du noir : que faire ?

Mon enfant a peur du noir : que faire ?

La peur du noir est une crainte récurrente chez les plus petits. Bien que tous les enfants n’y soient pas confrontés avec la même intensité, la peur du noir fait cependant partie intégrante de leur développement émotionnel. En tant que parent, comment y faire face ? Voici nos conseils…

Quand et pourquoi la peur du noir tend-t-elle à se développer ?

C’est vers l’âge de 4 ans que l’enfant va commencer à exprimer sa peur du noir. Et pour cause, c’est à ce même âge que se développe la prise de conscience des dangers. Ainsi, une fois dans le noir, la perte de repères visuels laisse place aux fantaisies, parfois effrayantes, de l’imagination débordante de nos petits bouts. Séparé de ses parents, l’enfant se sent alors terriblement vulnérable face aux dangers qu’il s’imagine.

La peur du noir est donc liée à l’absence de repères visuels mais également aux sentiments d’isolation et de fragilité qu’elle induit. Cette crainte a néanmoins tendance à s’estomper vers l’âge de 10 ans, quand l’enfant apprend à gérer ses émotions et à contrôler son imaginaire.

Aider son enfant à ne plus avoir peur

La peur du noir n’est pas une crainte rationnelle, c’est pourquoi votre petit bout a avant tout besoin de patience et de compréhension. Il faut le rassurer quant à l’absence de danger dans sa chambre et lui démontrer qu’il est fort. S’il a réussi à vaincre une peur dans le passé, rappelez-le-lui. De même, s’il pense qu’un monstre est caché sous son lit, allez regarder et montrez-lui qu’il n’y a rien.

Installer une veilleuse dans sa chambre peut également être une solution. Votre enfant pourra alors distinguer ce qu’il y a autour de lui et se rassurer de ses propres yeux. Il est primordial de ne pas le laisser s’enfermer dans sa crainte.

Rappelez-vous aussi que la peur du noir est également liée au sentiment de solitude qui se dégage de cette absence de repères visuels et souvent de son. La peur du noir cache donc une autre crainte, celle de l’isolement. Un exemple illustre bien cette idée : lorsque votre enfant préfère le faible apport de « lumière du couloir » apporté par la porte entrouverte de sa chambre plutôt que la veilleuse près de son lit. Sachez que dans ce cas, sa réelle lumière… c’est vous !

 

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