Protéger son enfant contre les cyberviolences

D’après une étude d’Audirep/Association e-Enfance en juin 2021, 12 % des 8-18 ans ont déjà été confrontés à une situation de cyberharcèlement. Il est donc légitime pour les parents de redouter cette situation et de mettre en place les bonnes mesures pour la prévenir et intervenir en cas de harcèlement avéré.

Qu’est-ce que le cyberharcèlement ?

Le cyberharcèlement est le fait qu’une personne utilise une communication digitale pour porter atteinte à l’intégrité morale d’une personne, de manière délibérée et répétée. Il s’agit d’actes agressifs intentionnels, souvent pratiqués en groupe, sur une victime qui ne peut se défendre seule. Si les filles sont davantage touchées, les garçons ne sont pourtant pas épargnés.

Le cyberharcèlement utilise tous les canaux digitaux : réseaux sociaux bien sûr, mais aussi téléphones portables, messageries instantanées, forums, tchats, jeux en ligne, courriels, blogs, etc. Outre les intimidations, insultes et menaces, les harceleurs diffusent des rumeurs et publient des photos ou vidéos embarrassantes et humiliantes.

Les conséquences s’avèrent catastrophiques chez les enfants et adolescents : dépression, échec scolaire, perte de confiance, mutilations et, dans le pire des cas, suicide.

La loi contre le cyberharcèlement

Le cyberharcèlement est punissable par la loi. En fonction de l’âge des harceleurs, la peine peut aller de 7 500 € d’amende et 18 mois de prison pour les auteurs mineurs et 45 000 € d’amende et 3 ans de prison s’ils sont majeurs.

Comment protéger ses enfants contre le cyberharcèlement ?

La protection passe d’abord par la prévention. Les enfants doivent comprendre qu’ils ne doivent pas publier de photos ou vidéos qui pourraient être utilisées contre eux. Par ailleurs, les parents doivent établir un dialogue permanent pour que les enfants leur signalent les prémices d’un harcèlement.

Lorsque les auteurs sont sévèrement punis dès le départ, le harcèlement cesse rapidement. Plus il continue, plus les auteurs comprennent qu’ils bénéficient d’une totale impunité et c’est alors l’escalade.

Si les parents constatent un cyberharcèlement provenant de l’école, ils doivent d’abord en avertir aux professeurs et le chef d’établissement. Si rien n’est fait dans les 24 heures qui suivent, ils doivent immédiatement porter plainte en apportant toutes les preuves : captures d’écran, enregistrements, etc. Seule une intervention des autorités peut intimider des cyberharceleurs.

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